L’hôtellerie de plein air occupe une place singulière dans le paysage touristique français : secteur en pleine mutation sous l’effet du glamping, du slow tourisme et d’une demande portée par la recherche de nature, elle reste pourtant encadrée par des textes épars, parfois mal articulés entre eux. Le décret du 14 janvier 2026 vient clarifier plusieurs points structurants — au premier rang desquels la définition de la tente — et impose aux exploitants comme aux porteurs de projets une relecture attentive de leur situation juridique, de leur classement et de leur structuration.
- L’hôtellerie de plein air n’est pas une catégorie juridique codifiée dans le code du tourisme : elle recouvre principalement les terrains de camping et les parcs résidentiels de loisirs (PRL), deux structures aux régimes distincts.
- Le décret du 14 janvier 2026 précise la définition de la tente comme hébergement de loisirs transportable, facilement et rapidement démontable, sans ancrage fixe — une clarification aux conséquences directes sur la qualification des hébergements glamping.
- Le classement touristique (1 à 5 étoiles ou « aire naturelle ») conditionne le positionnement commercial et certaines obligations d’exploitation ; son renouvellement suit des modalités précisées par le décret.
- Le choix de la forme juridique (entreprise individuelle, SARL, SAS) n’est pas neutre : il détermine le régime de responsabilité civile et pénale de l’exploitant, ainsi que la gestion des contrats avec les clients et les partenaires.
- Le code APE attribué par l’INSEE à l’immatriculation conditionne certaines obligations sociales et statistiques ; une attribution inadaptée peut générer des frictions administratives qu’il est possible de corriger.
Table des matières
Définir l’hôtellerie de plein air et son périmètre juridique
Contrairement à ce que son usage courant pourrait laisser croire, l’hôtellerie de plein air n’existe pas en tant que catégorie juridique définie par le code du tourisme. Le terme est employé de façon générique — par les professionnels, la FNHPA, les collectivités — pour désigner un ensemble d’activités et d’établissements dont les règles relèvent en réalité de plusieurs corpus normatifs distincts. Cette absence de définition unifiée est le premier piège pour tout porteur de projet ou exploitant qui cherche à sécuriser sa situation.
Sur le plan juridique, ce que l’on appelle hôtellerie de plein air renvoie principalement à deux structures d’accueil identifiées dans les textes :
- Les terrains de camping ou de caravanage, définis par l’article D. 331-1-1 du code du tourisme comme des terrains comportant des emplacements nus ou équipés, des équipements communs, exploités de manière permanente ou saisonnière, pour une clientèle n’ayant pas vocation à y élire domicile.
- Les parcs résidentiels de loisirs (PRL), terrains spécialement aménagés pour recevoir principalement des habitations légères de loisirs, dont le régime est précisé par l’article D. 333-3 du code du tourisme.
La distinction entre ces deux structures n’est pas qu’administrative : elle détermine les obligations d’aménagement, les normes d’urbanisme applicables, les types d’hébergements autorisés et les durées de location possibles. Un PRL peut ainsi proposer des locations d’une durée supérieure au mois, ce qui est plus restrictif dans un camping classé « tourisme ».
Il faut également distinguer, dès l’analyse initiale d’un projet, les structures d’accueil (camping, PRL) des modes d’hébergement (tente, caravane, résidence mobile de loisirs, habitation légère de loisirs). Ces deux niveaux obéissent à des régimes distincts : les structures d’accueil relèvent principalement du code du tourisme pour leur exploitation, tandis que les modes d’hébergement et leurs conditions d’implantation sont encadrés par le code de l’urbanisme. Confondre les deux niveaux conduit à des erreurs d’analyse qui peuvent bloquer un projet ou exposer un exploitant à des mises en demeure.
L’essentiel des règles d’ouverture et d’aménagement d’un terrain de camping relève ainsi du code de l’urbanisme, notamment pour l’autorisation d’aménager. Cette autorisation est distincte de l’autorisation d’exploiter et précède logiquement toute démarche commerciale. Les obligations pesant sur l’exploitant — sécurité, hygiène, protection de l’environnement — s’appliquent ensuite dans le cadre de l’exploitation courante, sous peine d’engagement de la responsabilité civile et pénale.
Comprendre ce périmètre est indispensable avant d’aborder la question des hébergements eux-mêmes, dont les qualifications ont été partiellement remaniées par le décret du 14 janvier 2026.
Hébergements et qualifications : camping, prl, glamping et la nouvelle définition de la tente

La qualification d’un hébergement n’est pas une formalité. Elle conditionne les règles d’urbanisme applicables, les possibilités d’implantation sur un terrain, et — depuis le décret du 14 janvier 2026 — la façon dont certains hébergements atypiques sont rattachés à une catégorie existante. C’est sur ce point que le décret apporte la clarification la plus attendue.
Les modes d’hébergement reconnus dans le cadre de l’hôtellerie de plein air sont :
- La tente : hébergement de loisirs transportable, facilement et rapidement démontable, sans ancrage fixe au sol.
- La caravane : véhicule terrestre habitable, déplaçable par traction.
- La résidence mobile de loisirs (RML) : véhicule terrestre habitable, conçu pour une occupation temporaire ou saisonnière, déplaçable mais non automoteur.
- L’habitation légère de loisirs (HLL) : construction démontable ou transportable, destinée à une occupation temporaire ou saisonnière, relevant d’un régime urbanistique spécifique.
La définition de la tente posée par le décret du 14 janvier 2026 est la clarification opérationnelle la plus importante pour les exploitants de campings proposant du glamping. Jusqu’alors, la frontière entre une tente — même luxueuse — et une habitation légère de loisirs ou une construction soumise à permis de construire restait floue. Le décret tranche : est une tente l’hébergement de loisirs transportable, facilement et rapidement démontable, sans ancrage fixe au sol. Trois critères cumulatifs, donc.
Cette définition a des conséquences directes et immédiates :
- Une tente de glamping posée sur une plateforme en bois vissée au sol, ou reliée à des fondations, ne répond plus aux critères et peut basculer dans la catégorie HLL, avec les contraintes urbanistiques correspondantes.
- Une structure facilement démontable, sans ancrage fixe, même dotée d’un confort élevé (literie, sanitaires intégrés), reste qualifiable de tente au sens du décret.
- Les yourtes, certaines tentes lodges ou tentes safaris peuvent relever de l’une ou l’autre catégorie selon leurs conditions d’installation concrètes.
Le glamping — contraction de « glamour » et « camping » — n’a pas de définition ni de reconnaissance juridique propre en France. Il s’agit d’une réalité commerciale et marketing qui recouvre des hébergements très hétérogènes : tentes de luxe, cabanes dans les arbres, yourtes, structures atypiques avec commodités renforcées. Le droit ne connaît pas le glamping ; il connaît des tentes, des HLL, des RML. C’est à l’exploitant de qualifier correctement chaque hébergement qu’il propose, sous peine de se retrouver en situation irrégulière au regard de l’urbanisme ou du classement.
Concernant les parcs résidentiels de loisirs, ils accueillent principalement des HLL, mais peuvent aussi recevoir des RML et des caravanes sur emplacements nus ou équipés. La location peut y dépasser un mois, ce qui les distingue structurellement des campings à mention « tourisme ». L’exploitation d’un PRL peut se faire sous régime hôtelier ou par cession des emplacements, deux modèles aux implications juridiques et fiscales très différentes.
La maîtrise de ces qualifications est le préalable indispensable à toute démarche de classement, dont les règles méritent d’être examinées en détail.
Classement touristique : règles, renouvellement et simplifications récentes
Le classement des terrains de camping constitue un outil de garantie qualité et un levier commercial, particulièrement pour les établissements qui se positionnent sur le haut de gamme ou le glamping. Il n’est pas obligatoire, mais son absence prive l’exploitant de la possibilité de se présenter comme établissement classé et peut limiter l’accès à certaines aides ou dispositifs.
Le code du tourisme distingue deux grandes catégories de classement pour les terrains de camping :
| Catégorie | Caractéristiques principales |
|---|---|
| Campings à étoiles (1 à 5) | Critères de confort, services, accessibilité, développement durable ; le 5 étoiles correspond au positionnement premium/glamping |
| Campings « aire naturelle » | Petites structures, souvent en pleine nature ; normes d’équipement et de confort moins exigeantes |
L’attribution du nombre d’étoiles repose sur une grille de critères portant sur le niveau de confort des équipements et aménagements, la qualité des services, l’accessibilité et l’engagement en matière de développement durable. Un terrain souhaitant obtenir ou maintenir un classement 4 ou 5 étoiles doit documenter précisément chaque critère, ce qui suppose une organisation interne rigoureuse.
L’article D. 332-1-1 du code du tourisme introduit une distinction importante via la mention attachée au classement :
- Mention « tourisme » : plus de la moitié des emplacements est destinée à la location à la nuitée, à la semaine ou au mois.
- Mention « loisirs » : plus de la moitié des emplacements est destinée à la location pour une durée supérieure au mois.
Cette distinction n’est pas anodine pour un exploitant qui fait évoluer son offre. Un camping qui bascule progressivement vers des locations longue durée — tendance observée dans certains territoires sous tension locative — peut se retrouver à devoir modifier sa mention, avec des conséquences sur son classement et sa communication commerciale.
Le décret du 14 janvier 2026 apporte des clarifications sur les modalités de classement et de renouvellement. Le renouvellement du classement, qui intervient périodiquement, est désormais encadré par des procédures précisées, réduisant les zones d’incertitude pour les exploitants. Les délais et les conditions de maintien du classement en cas de travaux ou de modification de l’offre d’hébergement sont mieux définis, ce qui facilite la planification des investissements.
Points de vigilance pratiques pour un exploitant :
- Anticiper le renouvellement : ne pas attendre l’échéance pour initier la procédure, les délais d’instruction pouvant être significatifs.
- Mettre à jour la qualification des hébergements avant toute demande de classement ou de renouvellement, en tenant compte de la nouvelle définition de la tente issue du décret du 14 janvier 2026.
- Documenter les équipements communs : leur nature et leur niveau de service entrent directement dans la grille d’évaluation.
- Vérifier la cohérence entre la mention (tourisme/loisirs) et la réalité de l’exploitation au moment du renouvellement.
Le classement est ainsi un reflet de la réalité opérationnelle du site. Sa gestion rigoureuse suppose une structuration juridique adaptée de l’activité — ce qui amène naturellement à la question de la forme juridique.
Structurer l’activité : forme juridique, responsabilités et différence avec l’hôtellerie classique
Une confusion revient régulièrement chez les porteurs de projets : assimiler l’hôtellerie de plein air à l’hôtellerie classique. Les deux secteurs partagent une finalité — l’hébergement touristique marchand — mais leurs régimes juridiques, leurs obligations et leurs structures d’exploitation diffèrent sur des points essentiels. Un camping n’est pas un hôtel au sens du code du tourisme, et les règles applicables à l’hôtellerie traditionnelle (classement hôtelier, normes incendie spécifiques aux ERP de type O, etc.) ne se superposent pas mécaniquement à celles du camping.
Sur la question de la forme juridique, aucun texte n’impose une structure particulière pour exploiter un terrain de camping ou un PRL. Les formes les plus couramment rencontrées sont :
- L’entreprise individuelle : simple à créer, adaptée aux petites structures familiales, mais elle expose le patrimoine personnel de l’exploitant en cas de mise en cause de sa responsabilité civile ou pénale.
- La SARL (société à responsabilité limitée) : forme historiquement dominante dans le secteur, offrant une séparation du patrimoine personnel et professionnel, adaptée aux projets familiaux ou à deux associés.
- La SAS (société par actions simplifiée) : plus flexible sur la gouvernance, adaptée aux projets avec investisseurs ou montages plus complexes (holding, cession de parts, etc.).
Le choix de la forme juridique n’est pas qu’une question fiscale. Il détermine :
- Le régime de responsabilité civile et pénale de l’exploitant : en cas d’accident ou de dommage survenu sur le site, la responsabilité peut être engagée. En société, c’est en principe la personne morale qui est mise en cause en premier lieu, même si la faute personnelle du dirigeant peut toujours être recherchée.
- La gestion des contrats avec les clients, les fournisseurs et les partenaires : la capacité juridique de la structure à contracter, à ester en justice, à céder des actifs.
- Les modalités de transmission de l’activité : cession de fonds de commerce, cession de parts sociales ou d’actions, apport en société.
Pour un PRL exploité sous régime hôtelier, la forme sociétaire est généralement recommandée dès lors que le volume d’activité et les investissements dépassent une certaine échelle. La cession des emplacements, alternative au régime hôtelier, ouvre d’autres questions juridiques (droits réels, règlement intérieur, charges communes) qui nécessitent une structuration contractuelle spécifique.
La différence avec l’hôtellerie classique se manifeste aussi dans la nature des obligations d’exploitation : sécurité, hygiène, protection de l’environnement pèsent sur l’exploitant de camping avec des référentiels propres au code du tourisme et au code de l’urbanisme, distincts des normes hôtelières. Un exploitant qui transpose mécaniquement les réflexes de l’hôtellerie classique à la gestion d’un camping s’expose à des angles morts réglementaires.
Une fois la structure juridique arrêtée et l’activité lancée, une question pratique mais souvent négligée se pose immédiatement : quel code APE l’INSEE va-t-il attribuer à la structure ?
Code APE et classification Insee : identifier le bon code pour l’hôtellerie de plein air
Le code APE (activité principale exercée) est attribué par l’INSEE lors de l’immatriculation de la structure, sur la base de la description de l’activité fournie au moment de la création. Il identifie la branche d’activité principale selon la nomenclature NAF (nomenclature des activités françaises). Ce code n’est pas anodin : il conditionne l’appartenance à une convention collective, certaines obligations sociales, les statistiques sectorielles et parfois l’accès à des dispositifs de financement ou d’aide.
Pour les activités relevant de l’hôtellerie de plein air, les codes APE les plus fréquemment rencontrés sont :
| Code APE | Libellé | Cas d’usage typique |
|---|---|---|
| 5530Z | Terrains de camping et parcs pour caravanes ou véhicules de loisirs | Camping classique, glamping, PRL sous régime hôtelier |
| 5520Z | Hébergement touristique et autre hébergement de courte durée | Hébergements atypiques, cabanes, yourtes exploitées hors structure camping |
Le code 5530Z est le code de référence pour l’exploitation d’un terrain de camping ou d’un parc résidentiel de loisirs. Il correspond à la convention collective nationale des espaces de loisirs, d’attractions et culturels, ou à celle de l’hôtellerie de plein air selon la situation. Une attribution erronée — par exemple le code 5520Z pour une activité de camping à part entière — peut entraîner une application incorrecte de la convention collective, des difficultés lors de contrôles URSSAF ou des incohérences dans les déclarations statistiques.
L’INSEE peut corriger le code APE sur demande motivée de l’exploitant, accompagnée d’une description précise de l’activité réellement exercée. Cette démarche est simple mais suppose de savoir qu’elle est possible — ce que beaucoup d’exploitants ignorent. Il est recommandé de vérifier le code APE attribué dès la création de la structure et de le corriger sans délai si nécessaire, plutôt que de laisser une situation inadaptée s’installer.
Pour un projet de glamping créé en dehors d’un terrain de camping constitué — par exemple une ferme proposant des hébergements insolites — la qualification de l’activité principale est déterminante : si l’hébergement est l’activité principale, le code 5530Z ou 5520Z s’impose ; si l’hébergement est accessoire à une activité agricole, un autre code peut prévaloir, avec des implications conventionnelles et sociales différentes.
La cohérence entre le code APE, la forme juridique et la qualification des hébergements forme un triptyque que tout exploitant doit vérifier avant l’ouverture — et régulièrement ensuite, notamment lors d’une évolution de l’offre. Ce triptyque est au cœur de la grille de conformité qui suit.
Grille de conformité : les vérifications essentielles avant d’ouvrir ou de modifier un site

Ouvrir un terrain de camping, créer des hébergements glamping, transformer un PRL ou modifier une offre existante : chacune de ces étapes suppose un passage en revue méthodique des points de conformité. La liste qui suit n’est pas exhaustive, mais elle couvre les angles morts les plus fréquents.
1. Qualification des hébergements
- Chaque hébergement proposé est-il correctement qualifié (tente, HLL, RML, caravane) au regard des critères du code de l’urbanisme et, pour la tente, de la définition issue du décret du 14 janvier 2026 ?
- Les structures de glamping répondent-elles aux trois critères cumulatifs : transportable, facilement et rapidement démontable, sans ancrage fixe au sol ? Si non, une requalification en HLL s’impose, avec les démarches urbanistiques correspondantes.
- Les conditions d’implantation de chaque type d’hébergement sont-elles conformes au code de l’urbanisme et au règlement local d’urbanisme ?
2. Autorisation d’aménager et urbanisme
- L’autorisation d’aménager a-t-elle été obtenue avant tout début d’exploitation ou de modification substantielle du site ?
- Les travaux réalisés (plateformes, raccordements, équipements communs) sont-ils couverts par les autorisations d’urbanisme requises ?
- Le règlement de la zone (PLU, PLUi) autorise-t-il bien l’activité envisagée ?
3. Classement et mention
- Le classement en cours est-il cohérent avec la réalité de l’offre (nombre d’étoiles, mention tourisme/loisirs) ?
- La date de renouvellement du classement est-elle suivie, et la procédure anticipée suffisamment tôt ?
- Les hébergements modifiés ou ajoutés ont-ils été pris en compte dans le dossier de classement ?
4. Forme juridique et contrats
- La forme juridique retenue est-elle adaptée à la taille du projet et au niveau de risque (responsabilité, investissements, associés) ?
- Les contrats avec les clients (conditions générales de vente, règlement intérieur) sont-ils à jour et conformes au droit de la consommation ?
- En cas de PRL avec cession d’emplacements, les actes juridiques encadrant les droits réels des occupants sont-ils en place ?
5. Code APE et cohérence administrative
- Le code APE attribué par l’INSEE correspond-il à l’activité principale réellement exercée ?
- La convention collective appliquée est-elle celle du secteur (hôtellerie de plein air) ?
- En cas d’activité mixte (hébergement + restauration, hébergement + agriculture), l’activité principale a-t-elle été correctement identifiée et déclarée ?
6. Obligations d’exploitation
- Les obligations de sécurité (installations électriques, accès pompiers, affichage réglementaire) sont-elles respectées et documentées ?
- Les obligations d’hygiène (eau potable, gestion des déchets, sanitaires) sont-elles conformes aux normes applicables ?
- Les mesures de protection de l’environnement requises par le site (zones Natura 2000, proximité de cours d’eau, etc.) ont-elles été identifiées et mises en œuvre ?
Cette grille doit être revisitée à chaque modification significative de l’offre ou de la structure. Le décret du 14 janvier 2026, en redéfinissant la tente, impose notamment une relecture systématique de la qualification des hébergements existants pour tout exploitant proposant des structures de type glamping.
FAQ
Quelle est la définition de l’hôtellerie de plein air ?
L’hôtellerie de plein air est une notion générique, sans définition juridique unifiée dans le code du tourisme. Elle désigne l’ensemble des activités d’hébergement touristique en plein air, principalement organisées au sein de terrains de camping ou de caravanage et de parcs résidentiels de loisirs, accueillant des hébergements tels que tentes, caravanes, résidences mobiles de loisirs et habitations légères de loisirs.
Qu’est-ce que l’hôtellerie de plein air ?
L’hôtellerie de plein air recouvre concrètement l’exploitation de terrains de camping (classés de 1 à 5 étoiles ou en catégorie aire naturelle) et de parcs résidentiels de loisirs, proposant des emplacements nus ou équipés à une clientèle touristique n’y élisant pas domicile. Le décret du 14 janvier 2026 a précisé la définition de la tente — hébergement transportable, facilement démontable, sans ancrage fixe — ce qui impacte directement la qualification des hébergements glamping.
Quelle est la forme juridique d’un hôtel ?
Un hôtel, comme un camping, peut être exploité sous différentes formes juridiques : entreprise individuelle, SARL ou SAS principalement. Il n’existe pas de forme imposée par la loi. Le choix dépend de la taille du projet, du nombre d’associés et du niveau de risque à couvrir. La forme sociétaire (SARL, SAS) est généralement recommandée dès lors que l’activité atteint une certaine ampleur, car elle protège le patrimoine personnel du dirigeant.
Quel est le code APE pour l’hôtellerie de plein air ?
Le code APE de référence pour l’exploitation d’un terrain de camping ou d’un parc résidentiel de loisirs est le 5530Z (terrains de camping et parcs pour caravanes ou véhicules de loisirs), attribué par l’INSEE. Pour des hébergements atypiques exploités hors structure camping constituée, le code 5520Z peut s’appliquer. En cas d’attribution inadaptée, une correction est possible sur demande motivée auprès de l’INSEE.
L’hôtellerie de plein air traverse une période de transformation accélérée, portée par le slow tourisme, le glamping et des contraintes de pouvoir d’achat qui orientent les Français vers des séjours nature. Le décret du 14 janvier 2026 n’est pas un simple ajustement technique : il impose une relecture de la qualification des hébergements, du classement et de la structuration juridique. Les exploitants et porteurs de projets qui anticipent ces évolutions — plutôt que de les subir lors d’un contrôle ou d’un renouvellement de classement — se donnent les moyens d’exploiter sereinement et de valoriser pleinement leur offre.






